
Confluents
By Mission chez nous
L'émission Confluents est coanimée par Mathieu Lavigne, directeur de Mission chez nous, et Catherine Ego, traductrice d’ouvrages portant sur les questions et les enjeux touchant les peuples autochtones. La musique est signée par Arturo Parra. L'émission Confluents est également diffusée sur les ondes de Radio VM et de Radio Galilée.


EP 147 : Réal Tettaut
Confluents retourne à Nutashkuan, sur la Côte-Nord, pour y rencontrer le chef Réal Tettaut. Membre de la police autochtone pendant de longues années, Réal Tettaut a été réélu au poste de chef de la communauté de Nutashkuan pour la troisième fois en juillet 2024.
Au fil de cette entrevue, il évoque les défis et les espoirs de sa dynamique communauté, ses projets de revitalisation économique et culturelle, les négociations territoriales menées par le regroupement Petapan et l’entente de formation Pakatan conclue récemment avec Hydro-Québec.
Conception et réalisation de Confluents : Catherine Ego et Mathieu Lavigne
Entrevue : Catherine Ego
Montage : Antonin Wyss
Musique : Arturo Parra
La production de cette émission est possible grâce au soutien financier des Oblates Franciscaines de Saint-Joseph et de la Fondation Lucien-Labelle.
Photo : chef Réal Tettaut
Source : Regroupement Petapan

EP 146 : Guy Sioui Durand
Confluents rencontre le Wendat Guy Sioui Durand. Membre du clan de Yanariskwa’ (clan du Loup), Guy Sioui Durand est sociologue, critique d’art et commissaire indépendant. Il s’intéresse en particulier aux arts autochtones contemporains et à l’oralité.
Cet intellectuel à la pensée foisonnante et affûtée est aussi un homme de terrain, activiste de l’art et figure de proue des conférences-performances.
Au micro de Catherine Ego, Guy Sioui Durand évoque son riche parcours de réflexion et d’action, nous éclaire sur les piliers de l’art autochtone, et nous livre un vibrant plaidoyer pour la performance sincère et pour la parole juste et forte.
Avec son extraordinaire talent de conteur, il nous fait également le récit du formidable impact de l’alunissage de l’Eagle (L’Aigle), le module lunaire Apollo 11, sur la mobilisation politique des Autochtones des Amériques, le 20 juillet 1969.
Conception et réalisation de Confluents : Catherine Ego et Mathieu Lavigne
Entrevue et montage : Catherine Ego
Musique : Arturo Parra
La production de cette émission est possible grâce au soutien financier des Oblates Franciscaines de Saint-Joseph et de la Fondation Lucien-Labelle.
Photo : Guy Sioui Durand enseignant au Collège Kiuna
Source : Collège Kiuna

EP 145 : Daniel Ferland
Cette semaine, Confluents s'intéresse à un sport pratiqué par des milliers de personnes à travers le monde et dont les origines remontent à une tradition autochtone millénaire : le tewaarathon, mieux connu sous le nom de jeu de crosse. Pour les Autochtones d’Amérique du Nord, notamment les sociétés iroquoises, il s’agissait en réalité d’un rite majeur, porteur de significations sociales, diplomatiques et spirituelles. Le tewaarathon pouvait par exemple régler des conflits, célébrer des événements, préparer à la guerre et même participer à des guérisons.
Au XIXe siècle, ce jeu sacré a suscité la fascination des Euro-Canadiens, qui l’ont progressivement transformé en un sport institutionnalisé, codifié et adapté aux conventions des activités sportives modernes suscitant alors l’engouement des foules. Cependant, cette appropriation n’était pas neutre : s’inscrivant dans un contexte identitaire et colonial, la crosse devenait en fait un symbole important de la jeune nation canadienne.
Pour mieux comprendre l’histoire fascinante d’un sport qui regagne en popularité, Mathieu Lavigne reçoit Daniel Ferland, historien diplômé de l’Université de Sherbrooke et auteur de l’ouvrage Du Tewaarathon à la crosse. Rapport entre Autochtones et Euro-Canadiens dans le jeu de crosse au XIXe siècle, un livre publié aux éditions du Septentrion. Passionné par les diverses ramifications de ce jeu, Daniel Ferland a lui-même pratiqué la crosse pendant près de 40 ans.
Conception et réalisation de Confluents : Catherine Ego et Mathieu Lavigne
Entrevue : Mathieu Lavigne
Montage : Antonin Wyss
Musique : Arturo Parra
La production de cette émission est possible grâce au soutien financier des Oblates Franciscaines de Saint-Joseph et de la Fondation Lucien-Labelle.
Photo : courtoisie des éditions du Septentrion

EP 144 : Louis-Jacques Dorais
Confluents rencontre l’anthropologue de renommée internationale Louis-Jacques Dorais, grand connaisseur des mondes inuits.
Après un séjour déterminant à Quaqtaq, dans la baie d’Ungava, au Nunavik, Louis-Jacques Dorais s’est lancé avec détermination dans l’apprentissage de l’inuktitut, une langue qui n’a plus de secret pour lui.
Titulaire d’une maîtrise en anthropologie de l’Université de Montréal et d’un doctorat en linguistique obtenu à Paris, notre invité a enseigné l’anthropologie à l’Université Laval pendant une quarantaine d’années, faisant naître ainsi bien des vocations nordiques.
Entre autres institutions de recherche et d’information, Louis-Jacques Dorais a cofondé le Groupe d’études inuit et circumpolaire (GETIC), devenu en 2002 le Centre interuniversitaire d’études et de recherches autochtones (CIERA), une ressource incontournable pour quiconque s’intéresse aux Inuits et aux Premières Nations.
Au micro de Catherine Ego, Louis-Jacques Dorais relate son extraordinaire parcours de chercheur et d’enseignant, et évoque avec émotion et sagesse l’univers des Inuits, un peuple qu’il connaît bien et qu’il admire profondément.
Conception et réalisation de Confluents : Catherine Ego et Mathieu Lavigne
Entrevue et montage : Catherine Ego
Musique : Arturo Parra
La production de cette émission est possible grâce au soutien financier des Oblates Franciscaines de Saint-Joseph et de la Fondation Lucien-Labelle.
Photo : Louis-Jacques Dorais
Source : Institut nordique du Québec

EP 143 : Shauit
Confluents accueille un artiste dont la voix résonne bien au-delà des frontières et des genres musicaux. Originaire de la Côte-Nord, Shauit est auteur-compositeur-interprète et grand ambassadeur de la culture innue. Avec sa musique à la croisée du folk, du traditionnel et du reggae, il chante principalement en innu-aimun, une langue qu’il aime faire vivre et rayonner.
Lauréat de nombreux prix prestigieux, dont le Félix pour l’Album de l’année en langues autochtones à l’ADISQ, Shauit a présenté plus de 400 spectacles à travers le monde, du Japon au Maroc, en passant par la France et la Corée du Sud.
Son plus récent album, Natukun – qui signifie «remède» en innu-aimun – invite à la guérison et à la réconciliation en mariant les sonorités innues et québécoises dans un vibrant dialogue musical. Au-delà des rythmes et des mots, la musique de Shauit est profondément spirituelle et porteuse d’espoir, particulièrement pour les jeunes en quête de sens. L’artiste évoque souvent Tshishe Manitu, le «grand esprit», et rappelle que la foi constitue pour lui une source importante d’inspiration et de repères.
Au micro de Mathieu Lavigne, Shauit nous raconte la musique, le métissage, la spiritualité ainsi que le rôle d’ambassadeur de la culture innue qu’il assume désormais.
Conception de l'émission : Catherine Ego et Mathieu Lavigne
Montage : Antonin Wyss
Musique : Arturo Parra et Shauit
La production de cette émission est possible grâce au soutien financier des Oblates Franciscaines de Saint-Joseph et de la Fondation Lucien-Labelle.
Photo : Shauit
Source : Yanick Boyer - Pasa Musik

EP 142 : Karine Régis-Pilot
Confluents rencontre Karine Régis-Pilot à Mani-utenam, dans la foulée du pow-wow organisé par la communauté le 30 septembre 2025 pour souligner la Journée nationale de la vérité et de la réconciliation.
Karine Régis-Pilot a été longtemps infirmière dans sa communauté, puis responsable de la langue et de la culture innues à l’Institut Tshakapesh. Depuis le mois de juin 2025, elle est également membre d’Innu Takuaikan Uashat mak Mani-utenam, le Conseil des élus de cette communauté située près de Sept-Îles, sur la Côte-Nord.
Dans ce témoignage, Karine Régis-Pilot nous ouvre les yeux sur le vécu des enfants des ex-pensionnaires, sur la transmission intergénérationnelle des traumas individuels et des fractures sociales, et sur le parcours de vérité qui lui a permis de se libérer de cette emprise du passé.
Très attachée à sa communauté ainsi qu’à la culture et à la langue innues, Karine Régis-Pilot nous décrit également ses premiers pas dans la vie politique de Uashat mak Mani-utenam.
Avec éloquence et passion, elle évoque l’extraordinaire force de vie de sa « communauté en rétablissement ».
Entrevue : Catherine Ego et Mathieu Lavigne
Montage : Catherine Ego
Musique : Arturo Parra
La production de cette émission est possible grâce au soutien financier des Oblates Franciscaines de Saint-Joseph, du Fonds Roland-Leclerc et de la Fondation Lucien-Labelle.
Photo : Karine Régis-Pilot
Source : Site Web du Conseil des élus de Uashat mak Mani-utenam (Innu Takuaikan Uashat mak Mani-utenam, ITUM), https://www.itum.qc.ca/bureau-politique/elus-politiques/

EP 141 : Jean-Charles Piétacho
Nous nous rendons à Ekuanitshit, sur la Côte-Nord, au cœur du Nitassinan, ce territoire ancestral qui porte la mémoire et la vie des Innus depuis des millénaires. Ici, chaque montagne, chaque rivière raconte une histoire, et c’est dans ce paysage entre mer et monts que notre invité, Jean-Charles Piétacho, exerce son rôle de chef depuis les années 1990.
Reconnu pour son engagement indéfectible envers la protection du territoire, notre invité a contribué à plusieurs avancées majeures : l’obtention du statut de «personne juridique» pour la rivière Magpie, qui serait une première au Canada, et la protection de l’île d’Anticosti, désormais inscrite au patrimoine mondial de l’UNESCO.
En compagnie de Jean-Charles Piétacho, nous découvrons l’histoire et les projets actuels de la communauté innue d’Ekuanitshit, aussi connue sous le nom de Mingan, la place du Nitassinan dans la vie innue, les luttes environnementales de la communauté et les tensions entre le développement économique et la protection de la Terre-Mère.
Conception de l'émission : Catherine Ego et Mathieu Lavigne
Montage : Antonin Wyss
Musique : Arturo Parra
La production de cette émission est possible grâce au soutien financier des Oblates Franciscaines de Saint-Joseph, du Fonds Roland-Leclerc et de la Fondation Lucien-Labelle.
Photo : Mathieu Lavigne

EP 140 : Noëlla McKenzie
Confluents rencontre Noëlla McKenzie, une aînée innue de Mani-utenam, près de Sept-Îles. Noëlla est née à Mani-utenam en 1951, au tout début de la constitution de la communauté. Elle a été enseignante pendant une trentaine d’années, mais aussi interprète à la Commission de vérité et réconciliation du Canada. Dans cette entrevue, nous la retrouvons au Centre de formation Mitshapeu, où elle donne un cours de langue innue.
Noëlla McKenzie a fréquenté le pensionnat de Mani-utenam pendant dix ans, depuis l’âge de six ans jusqu’à la fermeture de l’établissement, en 1970. Pendant une cinquantaine d’années, elle n’a rien dit de ce qu’elle avait vécu au pensionnat : sa parole et son rire lui avaient été confisqués.
Aujourd’hui, elle tient à témoigner pour que les jeunes connaissent le parcours de leurs parents et grands-parents et pour favoriser le rapprochement entre les générations. C’est Noëlla McKenzie elle-même qui a souhaité nous rencontrer dans sa classe, en présence de jeunes étudiantes et étudiants de l’innu-aimun. Dans ce témoignage émouvant et plein d’espoir, elle raconte la confiscation de son enfance et son long retour vers la joie et les mots en compagnie d’autres survivants et survivantes des pensionnats autochtones.
Conception et réalisation de Confluents : Catherine Ego et Mathieu Lavigne
Entrevue : Catherine Ego et Mathieu Lavigne
Montage : Catherine Ego
Musique : Arturo Parra
La production de cette émission est possible grâce au soutien financier des Oblates Franciscaines de Saint-Joseph, du Fonds Roland-Leclerc et de la Fondation Lucien-Labelle.
Photo : Catherine Ego

EP 139 : Dan-Georges Mckenzie
Nous découvrons cette semaine un artiste qui fait vibrer la langue et la culture innues à travers des mélodies lumineuses : Dan-Georges Mckenzie. Originaire de Uashat mak Mani-Utenam, sur la Côte-Nord, l’auteur-compositeur-interprète Dan-Georges McKenzie s’impose désormais comme une voix singulière dans le paysage de la musique émergente au Québec. À l’hiver 2022, il dévoilait son premier microalbum, Uitamui, réalisé en collaboration avec Musique Nomade, une œuvre aux couleurs folk-pop et country, où il parle d’amour, de famille et de résilience.
Depuis, Dan-Georges McKenzie multiplie les projets : il a remporté les prix Coup de cœur du public et du jury au festival Vue sur la relève et s’est rendu en demi-finale des Francouvertes avec un spectacle en langue innue – une première ! À l’été 2023, il surprenait encore avec Mishkutinam(u), une pièce coécrite avec Alex Burger et chantée en frinnu – un mélange de français et d’innu-aimun.
Au-delà de la scène, Dan-Georges McKenzie est coordonnateur des communications à l’Institut Tshakapesh. Porte-parole des Journées de la culture sur la Côte-Nord, il saisit toutes les occasions possibles de faire rayonner les traditions et les savoirs autochtones.
Au micro de Mathieu Lavigne, Dan-Georges McKenzie évoque son parcours, ses racines musicales, ses collaborations et son rôle d’ambassadeur culturel.
Plongeons sans hésiter dans l’univers de cet artiste dont chaque chanson constitue une irrésistible invitation à la rencontre.
Conception de l'émission Confluents : Catherine Ego et Mathieu Lavigne
Montage : Antonin Wyss
Musique : Arturo Parra et Dan-Georges McKenzie
La production de cette émission est possible grâce au soutien financier des Oblates Franciscaines de Saint-Joseph, du Fonds Roland-Leclerc et de la Fondation Lucien-Labelle.
Photo : Mathieu Lavigne

EP 138 : Édouard Kaltush
Confluents repart cette semaine pour la Côte-Nord, plus précisément à Nutashkuan, la communauté innue voisine du village de Natashquan. Nous y rencontrons le porteur de culture Édouard Kaltush.
Après s’être lui-même perdu de vue pendant quelques années, Édouard Kaltush a décidé de renouer avec sa culture traditionnelle. Aujourd’hui, en plus de ses responsabilités d’intervenant en toxicomanie au centre de santé de Nutashkuan, il est l’une des rares personnes à pouvoir encore fabriquer des canots et des raquettes à l’ancienne.
Édouard Kaltush s’investit également dans la transmission de ses savoirs et d’autres traditions, par exemple la pêche au homard à marée basse. Pour lui, la culture est un remède puissant aux angoisses du monde moderne.
Au micro de Catherine Ego, dans cette entrevue sous la tente en plein cœur de la communauté de Nutashkuan, Édouard Kaltush raconte le temps, le travail et le soin qu’il faut pour retrouver les gestes des ancêtres.
Conception et réalisation de Confluents : Catherine Ego et Mathieu Lavigne
Entrevue et montage : Catherine Ego
Musique : Arturo Parra
La production de cette émission est possible grâce au soutien financier des Oblates Franciscaines de Saint-Joseph, du Fonds Roland-Leclerc et de la Fondation Lucien-Labelle.
Photo : Catherine Ego

EP 137 : Manishan Kapesh
Cette semaine, nous retournons sur la Côte-Nord, presqu’au bout de la Pointe-de-Moisie, afin d’aller à la rencontre d’une femme dont le parcours est intimement lié à la guérison et à la transmission culturelle : Manishan Kapesh. Née dans le territoire, dans Nutshimit, cette aînée innue a consacré une grande partie de sa vie à apaiser les blessures profondes causées par le colonialisme et les pensionnats.
En 2002, Manishan Kapesh a fondé la maison de guérison traditionnelle Kutikunui au bord de la Mishta-Shipu, la rivière Moisie, à l’endroit où les Innus campaient autrefois. Ce centre accueille aujourd’hui des personnes en quête de réconciliation avec elles-mêmes, souvent marquées par des dépendances ou des traumatismes.
L’engagement de Manishan Kapesh prend racine dans son propre chemin de guérison, amorcé en 1987 après des années de silence et de souffrance liées à son passage au pensionnat. Notre invitée nous raconte ici comment, à une époque où les cérémonies étaient encore pratiquées en cachette, elle a dû affronter les jugements et la peur pour faire renaître les traditions.
Manishan Kapesh continue de rêver grand : elle imagine une « Innuversité », un programme de formation aux savoirs ancestraux destiné aux jeunes générations. Pour elle, la guérison passe par la culture, le retour au territoire, et la force des rituels qui ont survécu en dépit de l'adversité.
Entrevue : Catherine Ego et Mathieu Lavigne
Montage : Antonin Wyss
Musique : Arturo Parra
La production de cette émission est possible grâce au soutien financier des Oblates Franciscaines de Saint-Joseph, du Fonds Roland-Leclerc et de la Fondation Lucien-Labelle.
Photo : Mathieu Lavigne

EP 136 : Christine Sioui Wawanoloath
Confluents rencontre Christine Sioui Wawanoloath chez elle, dans la communauté abénakise d’Odanak, non loin de Trois-Rivières.
De père wendat et de mère abénakise, Christine Sioui Wawanoloath a notamment été coordonnatrice du Festival des films autochtones de Val-d’Or, directrice des programmes du Centre d’amitié autochtone de Val-d’Or et chargée de projets pour le Musée des Abénakis d’Odanak.
Depuis plus de cinquante ans, Christine Sioui Wawanoloath est surtout connue du public pour sa pratique artistique multidisciplinaire foisonnante.
Elle écrit des textes jeunesse, des nouvelles, du théâtre et de la poésie. Dans le domaine des arts visuels, elle se consacre notamment à la peinture, à l’illustration et à la sculpture, mais crée aussi des bijoux...
Dans ses œuvres, Christine Sioui Wawanoloath prend délibérément le parti de l’espoir et de la joie, qu’elle exprime par un trait limpide et des couleurs éclatantes.
Fascinée par le symbolisme et les mythologies, elle invente des personnages porteurs de sens, de profondeur et de légèreté.
L’art de Christine Sioui Wawanoloath nous ouvre ainsi les portes d’univers vastes et lumineux.
Au micro de Catherine Ego, Christine Sioui Wawanoloath évoque son parcours d’artiste tout-terrain céleste, peut-être extraterrestre, qui a choisi d’incarner l’espoir et nous invite à découvrir… ce qui n’existe pas.
Entrevue et montage : Catherine Ego
Musique : Arturo Parra
La production de cette émission est possible grâce au soutien financier des Oblates Franciscaines de Saint-Joseph, du Fonds Roland-Leclerc et de la Fondation Lucien-Labelle.
Photo : Avec l’aimable autorisation de Christine Sioui Wawanoloath

EP 135 : Jeffrey Papatie
Confluents rencontre Jeffrey Papatie, anicinabe de la communauté de Lac-Simon et danseur bien connu sur la route des pow-wow. Né aux États-Unis, mais profondément enraciné dans les terres des communautés anicinabek de Kitcisakik et de Lac-Simon, Jeffrey incarne un parcours marqué par les blessures du passé et la force de la résilience. Son histoire est celle d’un homme qui a choisi d’avancer, de danser — et de transmettre.
Dans cette entrevue captée à Sept-Îles, dans le cadre de la Journée nationale de la vérité et de la réconciliation, Jeffrey Papatie, raconte son cheminement personnel et familial vers la guérison. Il souligne l’importance de la danse traditionnelle dans son parcours, cette forme d’expression sacrée qu’il partage avec son épouse et leur fils. Jeffrey nous explique ce que signifie « être un guerrier » aujourd’hui — un guerrier qui embrasse sa vulnérabilité et marche avec sérénité et fierté. Enfin, Jeffrey Papatie évoque sa spiritualité et sa vision des relations entre les peuples autochtones et allochtones.
Au micro de Mathieu Lavigne, Jeffrey Papatie nous offre un témoignage de courage et de beauté. Un moment pour écouter, pour apprendre, pour ressentir.
Conception de l'émission : Catherine Ego et Mathieu Lavigne
Montage : Antonin Wyss
Musique : Arturo Parra
La production de cette émission est possible grâce au soutien financier des Oblates Franciscaines de Saint-Joseph, du Fonds Roland-Leclerc et de la Fondation Lucien-Labelle.
Photo : Jeffrey Papatie, lors de l'événement tenu dans le cadre du 30e anniversaire de Mission chez nous, Trois-Rivières, mars 2024. Par Pascal Huot/Mission chez nous

EP 134 : Mathilda Vollant-Fontaine
Confluents vous emmène sur la Côte-Nord pour y rencontrer Mathilda Vollant-Fontaine dans son atelier de couture de Création Puamun, à Mani-Utenam. Au « fil » de cette discussion parmi tissus et bobines multicolores, Mathilda Fontaine nous raconte comment une petite erreur d’aiguillage l’a mise sur la voie de la couture, une passion devenue un lieu de convergence pour sa famille et sa communauté.
Mathilda Vollant-Fontaine souligne également l’importance de la tradition et de la spiritualité dans toutes ses créations. Bien plus que de simples vêtements, les jupes et les vestes de Création Puamun sont en effet de véritables outils de rapprochement, de réconciliation et de guérison.
Entrevue : Catherine Ego et Mathieu Lavigne
Montage : Catherine Ego
Musique : Arturo Parra
La production de cette émission est possible grâce au soutien financier des Oblates Franciscaines de Saint-Joseph, du Fonds Roland-Leclerc et de la Fondation Lucien-Labelle.
Photo : Catherine Ego

EP 133 : Sylvie Langevin
Cette semaine, Confluents se rend à Mashteuiatsh, sur les rives du Pekuakami, le majestueux Lac-Saint-Jean, au cœur du site de transmission culturelle ilnu Uashassihtsh. C’est dans ce lieu vibrant de mémoire et de savoirs que nous rencontrons Sylvie Langevin, membre de Katakuhimatsheta, le conseil des élus de Mashteuiatsh.
Éducatrice de formation, artisane, femme de foi et grande voyageuse, Sylvie Langevin incarne un engagement profond envers sa communauté. Avec elle, nous remontons le fil d’un parcours inspirant marqué par la persévérance et par l’amour de la langue et de la culture ilnues.
De son cheminement académique de résilience à son implication politique, en passant par sa réflexion sur le tourisme, l’entrepreneuriat, l’artisanat et la place des femmes autochtones en politique, Sylvie Langevin nous ouvre les portes d’un univers riche et en mouvement.
Conception et réalisation de Confluents : Catherine Ego et Mathieu Lavigne
Montage : Antonin Wyss
Musique : Arturo Parra
La production de cette émission est possible grâce au soutien financier des Oblates Franciscaines de Saint-Joseph, du Fonds Roland-Leclerc et de la Fondation Lucien-Labelle.
Photo : Catherine Ego

EP 132 : Charles Bender
Cette semaine, Confluents reçoit Charles Bender.
Homme de télévision, de cinéma, mais surtout de théâtre, le Wendat Charles Bender est acteur, metteur en scène, codirecteur artistique de la troupe Menuentakuan, mais aussi traducteur littéraire et maître de cérémonie pour les pow-wow.
À l’écran, on l’a vu par exemple dans Mohawk Girls, Sioui-Bacon, Pour toi Flora et Eaux turbulentes. Il a traduit notamment la pièce Là où le sang se mêle (Where the Blood Mixes), de Kevin Loring. En tant qu’animateur, il a été pendant quatre saisons à la barre de l’émission d’entrevues Sans réserve, sur les ondes de la chaîne de télévision APTN.
Dans tous les aspects de sa foisonnante carrière, Charles Bender se fait ainsi l’inlassable «courroie de transmission» des arts et des cultures autochtones.
Catherine Ego l’a rencontré à Mani-utenam dans le cadre de la Journée nationale de la vérité et de la réconciliation, le 30 septembre 2025.
Conception et réalisation de Confluents : Catherine Ego et Mathieu Lavigne
Montage : Catherine Ego
Musique : Arturo Parra
La production de cette émission est possible grâce au soutien financier des Oblates Franciscaines de Saint-Joseph, du Fonds Roland-Leclerc et de la Fondation Lucien-Labelle.
Photo : Agence Diane Riel

EP 131 : Jean-Paul Echaquan
Confluents vous emmène à la rencontre de Jean-Paul Echaquan, aîné atikamekw qui nous reçoit chez lui, dans son camp situé à quelques kilomètres de sa communauté de Manawan.
Nous avons donc le privilège d’entendre ici la voix d’un aîné respecté, reconnu comme Gardien de la langue atikamekw et membre du Conseil des Sages du Conseil de la Nation Atikamekw. À travers ses mots, c’est tout un monde qui se dévoile : celui de la transmission, de la mémoire vivante et du territoire.
Jean-Paul Echaquan nous parle de son propre cheminement et de l’importance de transmettre aux jeunes, autochtones comme allochtones, les savoirs et les valeurs qui fondent l’identité atikamekw. Il évoque les activités culturelles qu’il anime, les légendes comme vecteurs de sens, et la place centrale de la langue dans ce travail de transmission.
Au micro de Mathieu Lavigne, Jean-Paul Echaquan nous ouvre une porte sur sa spiritualité, sa poésie et les rituels au cœur de sa vie. Une rencontre inspirante avec un homme qui incarne la sagesse, la force sereine et l’engagement envers les générations futures.
Conception et réalisation de Confluents : Catherine Ego et Mathieu Lavigne
Montage : Antonin Wyss
Musique : Arturo Parra
La production de cette émission est possible grâce au soutien financier des Oblates Franciscaines de Saint-Joseph, du Fonds Roland-Leclerc et de la Fondation Lucien-Labelle.

EP 130 : Alexis Gros-Louis Houle
Confluents vous emmène au restaurant La Traite de l’Hôtel-Musée des Premières Nations, à Wendake. Catherine Ego y rencontre Alexis Gros-Louis Houle, cofondateur, avec Caroline Fournier, du studio 3D Awastoki. Notre invité évoque au fil de cette entrevue son parcours d’entrepreneur et d’artiste. Sa maîtrise technique et son talent artistique se sont notamment exprimés dans le jeu vidéo Two Falls, qui met en scène Maikan, un jeune Innu, et Jeanne, une jeune fille du Roy récemment arrivée en Nouvelle-France. Le jeu permet ainsi de voir le monde avec les yeux de l’autre.
Dans tous ses projets, Alexis Gros-Louis Houle privilégie la transmission. Il travaille ainsi à la préservation du patrimoine autochtone, mais aussi à la reconstitution virtuelle des artefacts. Notre invité est par ailleurs un entrepreneur-né qui s’inscrit, dans sa communauté de Wendake, dans un milieu des affaires particulièrement dynamique.
Rencontre avec un homme profondément attaché à la culture wendate, et enthousiasmé par ce que la technologie peut nous offrir de mieux en matière de transmission culturelle… Et on parlera même des Nordiques!
Conception et réalisation de Confluents : Catherine Ego et Mathieu Lavigne
Montage : Catherine Ego
Musique : Arturo Parra
La production de cette émission est possible grâce au soutien financier des Oblates Franciscaines de Saint-Joseph, du Fonds Roland-Leclerc et de la Fondation Lucien-Labelle.
Photo : Catherine Ego

EP 129 : Pierre Trudel
Confluents propose une émission spéciale consacrée à un événement marquant de l’histoire contemporaine du Québec et du Canada : la crise d’Oka, également dite «siège de Kanehsatà:ke». Trente-cinq ans plus tard, ces événements qui se sont déroulés du 11 juillet au 26 septembre 1990 continuent de résonner dans nos mémoires et de teinter les relations entre Autochtones et Allochtones.
Pour mieux comprendre les racines, les enjeux et les répercussions de cette crise, nous avons le privilège d’accueillir aujourd’hui l’anthropologue Pierre Trudel. En plus d’être chercheur associé à la Chaire de recherche du Canada en études québécoises et canadiennes, Pierre Trudel a enseigné l’anthropologie au Cégep du Vieux-Montréal et à l’Université du Québec à Montréal. Il collabore depuis plus de 25 ans à la revue Recherches amérindiennes au Québec, devenue en 2022 la Revue d'études autochtones.
Au micro de Mathieu Lavigne, Pierre Trudel replace en contexte la crise d’Oka de 1990. En particulier, il évoque les luttes historiques des Kanien'kéha:ka de Kanesatake et s’interroge sur les répercussions actuelles de cette crise.
Conception et réalisation de Confluents : Catherine Ego et Mathieu Lavigne
Montage : Antonin Wyss
Musique : Arturo Parra
La production de cette émission est possible grâce au soutien financier des Oblates Franciscaines de Saint-Joseph, du Fonds Roland-Leclerc et de la Fondation Lucien-Labelle.
Cette entrevue s'inscrit dans un dossier thématique proposé dans le cadre des 35 ans de la crise d'Oka. Vous trouverez ici l'ensemble des textes et des entrevues constituant ce dossier : https://bit.ly/3U6BRt6
Photo : Syndicat des professeures et professeurs enseignants de l'UQAM

EP 128 : Édith Cloutier
Confluents ouvre sa 5e saison à Val-d’Or afin d'aller à la rencontre d’une femme dont l’engagement et la voix résonnent bien au-delà de l’Abitibi-Témiscamingue, sa région natale. Directrice générale du Centre d'amitié autochtone de Val-d'Or depuis plus de 35 ans, Édith Cloutier est très liée à cette institution depuis son plus jeune âge. De mère anicinabe et de père québécois, elle a grandi à Val-d’Or dans un contexte urbain, mais profondément enraciné dans sa culture maternelle.
Au fil de cette entrevue, Édith Cloutier évoque pour nous des souvenirs de son enfance, son héritage familial, son parcours de militante et de bâtisseuse. Nous explorons ensemble le rôle fondamental du Centre d’amitié autochtone dans le tissu social de Val-d’Or, puisque l’établissement est devenu au fil des décennies un carrefour majeur pour plusieurs communautés autochtones.
Les nombreuses réalisations d’Édith Cloutier lui ont valu un nombre impressionnant de distinctions : Prix de la justice du Québec, doctorats honoris causa de l’Université Concordia et de l’INRS, ainsi que les titres de Chevalière de l’Ordre national du Québec et de membre de l’Ordre du Canada. Ces honneurs témoignent de la vaste portée de son action, tant au niveau local que national, et de sa contribution incontournable à l’amélioration des conditions de vie des Autochtones en milieu urbain.
À notre micro, Édith Cloutier aborde aussi le soutien apporté par le Centre d’amitié de Val-d’Or aux femmes autochtones qui ont révélé les abus policiers dans cette région, des dénonciations qui mèneront à la Commission Viens. Elle revient également sur la création du Conseil national de réconciliation, auquel elle participe notamment à titre de membre du conseil d’administration inaugural. Enfin, Édith Cloutier nous parle de spiritualité, de transmission, et de cette énergie qui continue de la porter au fil de son parcours incarnant l’espoir et la dignité.
Conception et réalisation de Confluents : Catherine Ego et Mathieu Lavigne
Montage : Antonin Wyss
Musique : Arturo Parra
La production de cette émission est coordonnée par l'organisme Mission chez nous et est possible grâce au soutien financier des Oblates Franciscaines de Saint-Joseph, du Fonds Roland-Leclerc et de la Fondation Lucien-Labelle.
Photo : Paul Brindamour - Wikipédia

EP 127 : Katsi’tsakwas Ellen Gabriel (Special Episode/Hors série)
Confluents Special Episode / Confluents hors série
(Exceptionnellement, cette entrevue est réalisée en anglais. Pour lire la description de l’épisode en français, merci de consulter notre site Web : https://missioncheznous.com/entrevue-exclusive-avec-ellen-gabriel/.)
On the occasion of the 35th anniversary of what has come to be known as the "Oka Crisis," Confluents presents a special episode dedicated to one of the leading advocates for the protection and promotion of Indigenous rights in Canada:activist and award-winning artist and documentary filmmaker Ellen Gabriel, also known by her Kanienʼkéha name, Katsi'tsakwas.
Katsi’tsakwas Ellen Gabriel was born and raised in Kanehsatà:ke, a Kanien’kehá:ka (Mohawk) community located just north of Montreal and entirely surrounded by the municipality of Oka.
In 1990, the proposed expansion of a golf course onto a pine forest and burial ground sacred to the Kanien’kehá:ka people sparked an armed confrontation between the community, the Sûreté du Québec, and, later, the Canadian Armed Forces, a standoff that lasted 78 days, from July 11 to September 26.
During this "Oka Crisis," which she prefers to call the "Siege of Kanehsatà:ke," Katsi’tsakwas Ellen Gabriel became one of the most high-profile spokespersons for her nation. Despite her young age, she played a central role in this historic resistance, an event that left profound and lasting impacts — not only on her personal life, but also on her community and on the relationship between Indigenous and non-Indigenous people across Canada.
The confrontation, which garnered worldwide media attention, also redefined the Canadian population perception of Indigenous rights and claims, and of the centuries-old resistance of First Nations across the country. Internationally, it sparked a broader reflection on Indigenous territorial rights and political aspirations.
Since the 1990 conflict, Katsi’tsakwas Ellen Gabriel has dedicated herself to advancing the rights of Indigenous Peoples both in Canada and internationally, and to seeking justice for missing and murdered Indigenous women.
Katsi’tsakwas Ellen Gabriel served as President of the Quebec Native Women’s Association from 2004 to 2010 and has spoken on some of the world’s most prestigious stages, including the United Nations. A renowned documentarian and visual artist, she was the first Indigenous artist to receive the Grand Prix from the Conseil des arts de Montréal in 2024, a prestigious award established 38 years earlier.
Recently, Katsi’tsakwas Ellen Gabriel published When the Pine Needles Fall: Indigenous Acts of Resistance, a book of interviews with historian Sean Carleton, in which she reflects on her role and the realities she faced in the Oka Crisis/Siege of Kanehsatà:ke. In this book, she also discusses her unwavering commitment as an activist, feminist, and land protector. Her book is now available in French from Éditions du remue-ménage.
In this interview, conducted by Catherine Ego and Mathieu Lavigne, Katsi’tsakwas Ellen Gabriel recounts the events of Kanehsatà:ke in 1990 from an insider’s perspective, the struggles that have driven her throughout her life, and her hopes for the future. On the Confluents microphone, she provides an Indigenous and feminist perspective on events that have too often been told by others, rather than by those directly involved.
Interview: Catherine Ego and Mathieu Lavigne
Editing: Catherine Ego
Music: Arturo Parra
Photo of Katsi’tsakwas Ellen Gabriel: Alan Lissner (courtesy of Éditions du remue-ménage)
The production of Confluents is made possible thanks to the financial support of the Oblates franciscaines de Saint-Joseph, the Fonds Roland-Leclerc and the Fondation Lucien-Labelle.

EP 126 : Waseskinokwe Eva Ottawa
Confluents rencontre Waseskinokwe Eva Ottawa, Atikamekw nehirowiskwew : une femme qui vit en harmonie avec le territoire.
Originaire de Manawan, notre invitée est chercheuse et professeure de droit à l’Université d’Ottawa. Titulaire d’un baccalauréat en sociologie, d’un baccalauréat en droit et d’une maîtrise en droit, elle a fait paraître en 2023 aux Presses de l’Université Laval « L’adoption coutumière chez les Atikamekw Nehirowisiwok de Manawan ».
Par une méthode empirique et ethnographique, grâce à des entretiens réalisés auprès de sa communauté dans sa langue maternelle, l’atikamekw nehiromowin, Waseskinokwe Eva Ottawa recueille et explique dans cet ouvrage les concepts fondateurs et les règles de droit qui encadrent le régime de l’adoption coutumière chez les Atikamekw.
Waseskinokwe Eva Ottawa a été la première femme à accéder aux responsabilités de Grand chef de la nation Atikamekw, qui regroupe les communautés de Manawan, Opitciwan et Wemotaci. Elle a également été commissaire à la Commission des droits de la personne et de la jeunesse du Québec (2015) et présidente du Conseil du statut de la femme (2016).
Au micro de Catherine Ego, Waseskinokwe Eva Ottawa évoque son parcours ainsi que l’importance de sa langue dans sa vision du monde et dans son propre enracinement. Elle nous présente également le résultat de ses recherches sur l’adoption coutumière, officiellement reconnue dans le Code civil du Québec depuis 2018.
Une rencontre passionnante avec une femme de savoir, de convictions et de territoire.
Conception et réalisation de Confluents : Catherine Ego et Mathieu Lavigne
Entrevue et montage : Catherine Ego
Musique : Arturo Parra
La production de cette émission est possible grâce au soutien financier des Oblates Franciscaines de Saint-Joseph, du Fonds Roland-Leclerc et de la Fondation Lucien-Labelle.
Photo : Université d'Ottawa

EP 125 : Marilou Maisonneuve
Cette semaine, nous allons à la rencontre de Marilou Maisonneuve, qui nous reçoit dans les bureaux du Programme Maison ronde de l’organisme communautaire L'Itinéraire, organisme bien connu pour le magazine du même nom.
Titulaire d’un baccalauréat avec une majeure en Études autochtones à l’Université d’Ottawa (2012) et d’une maîtrise en sciences des religions à l’Université du Québec à Montréal (2021), Marilou Maisonneuve a consacré son mémoire de maîtrise aux femmes innues impliquées dans l’Église évangélique baptiste Aiamieu Mamuitun, située à Uashat, Église que la chercheure a elle-même fréquentée dans sa jeunesse, avec sa famille. En 2025, Marilou Maisonneuve a publié un article reprenant les grandes lignes de cette recherche dans l’ouvrage collectif Étudier les christianismes dans un contexte de postchrétienté, publié aux Presses de l’Université Laval.
Depuis 2020, Marilou Maisonneuve travaille pour l’organisme communautaire L’Itinéraire comme chargée de projets pour le Programme et le Café de la Maison ronde, un café d’économie sociale offrant des possibilités d’emploi aux personnes autochtones marginalisées ou en situation d’itinérance à Montréal.
Au micro de Mathieu Lavigne, Marilou Maisonneuve évoque son enfance et son adolescence entre Sept-Îles et Uashat, ses recherches académiques sur l’Église évangélique baptiste innue Aiamieu Mamuitun, et son travail auprès de personnes autochtones aux multiples parcours et vivant en milieu urbain.
Photo : L'Itinéraire

EP 124 : Véronique Vincent
Confluents reçoit cette semaine Véronique Vincent.
La communauté kanien’kehá:ka (mohawk) de Kanesatake se dresse au confluent de la rivière des Outaouais et du lac des Deux-Montagnes, à une soixantaine de kilomètres seulement au nord-ouest de Montréal. En dépit de cette proximité géographique, Kanesatake reste relativement méconnue de la population allochtone.
Pour en savoir un peu plus sur cette communauté sur laquelle pèsent encore de nombreux préjugés, nous recevons cette semaine Véronique Vincent. De père Wendat et de mère Kanien’kehá:ka, notre invitée est responsable du tourisme à Kanesatake.
Pour Véronique Vincent, le tourisme constitue une voie privilégiée pour rencontrer l’autre, se raconter, mais aussi guérir. Dans cette optique, la mise en place d’activités et d’infrastructures touristiques exige le déploiement d’une approche graduelle et concertée afin que la communauté s’exprime sur la pertinence des stratégies envisagées, contribue à leur conception et à leur implantation, et participe pleinement aux programmes choisis.
Au microphone de Catherine Ego, Véronique Vincent nous présente sa vision du tourisme, ses défis et ses espoirs. Mais surtout, elle nous invite à faire plus amplement connaissance avec Kanesatake, communauté kanien’kehá:ka à la fois si proche et si lointaine.
Conception et réalisation de Confluents : Catherine Ego et Mathieu Lavigne
Entrevue et montage : Catherine Ego
Musique : Arturo Parra
La production de cette émission est possible grâce au soutien financier des Oblates Franciscaines de Saint-Joseph, du Fonds Roland-Leclerc et de la Fondation Lucien-Labelle.
Photo : Véronique Vincent

EP 123 : Laure Morali
Cette semaine, nous accueillons en studio l’écrivaine, poète et réalisatrice Laure Morali, grande amie du peuple innu et de sa poésie.
Née en France d’un père venu d’Afrique du Nord et d’une mère bretonne, Laure Morali étudie les lettres dans son pays d’origine. Elle prend ensuite la direction de Montréal, au début des années 1990, pour y faire des études en création littéraire. Elle se rend en Minganie, où elle découvre d’abord un territoire, le Nitassinan, puis une famille, celle de Shimun et ses deux filles, avec qui elle ira dans l’intérieur des terres. Cette expérience et cette amitié constituent le cœur de son livre En suivant Shimun, paru en 2021 aux Éditions du Boréal.
Chez Laure Morali, la force des rencontres s'incarne à travers les spiritualités du vivant. Ses multiples lieux d’enracinement sont à l’origine de la plupart des projets littéraires qu’elle mène en vue de créer des ponts entre les cultures pour permettre une meilleure connaissance des uns et des autres. Par exemple, l’anthologie de correspondances littéraires Aimititau ! Parlons-nous ! (Mémoire d’encrier) qu’elle a initiée et dirigée en 2008 a renforcé les liens entre auteurs allochtones et autochtones du Québec.
Au micro de Mathieu Lavigne, Laure Morali nous explique pourquoi les enfants sont ses maîtres en poésie, et comment s’est développée son amitié profonde et durable avec l’aîné innu Shimun et ses filles. Elle nous raconte comment elle a convaincu Joséphine Bacon, grande poétesse innue, de publier ses écrits. Laure Morali évoque également l'adaptation théâtrale du roman Kukum, de Michel Jean, qu’elle a signée en collaboration avec Joséphine Bacon. Cette pièce a été présentée un peu partout au Québec en 2024-2025, dans une mise en scène d’Émilie Monnet, et une coproduction du Théâtre du Nouveau Monde et d’Onishka.
Conception et réalisation de Confluents : Catherine Ego et Mathieu Lavigne
Entrevue : Mathieu Lavigne
Montage : Antonin Wyss
Musique : Arturo Parra
La production de cette émission est possible grâce au soutien financier des Oblates Franciscaines de Saint-Joseph, du Fonds Roland-Leclerc et de la Fondation Lucien-Labelle.
Photo : Marjorie Guindon
Source : http://www.lauremorali.net/p/bio.html

EP 122 : Marjolaine Tshernish
Confluents rencontre Marjolaine Tshernish, directrice générale de l’Institut Tshakapesh de Uashat.
Innue de la Côte-Nord, profondément attachée à ses racines, Marjolaine Tshernish conserve des souvenirs chaleureux et précis de son enfance auprès de sa mère et de sa grand-mère, qui lui ont transmis l’amour de sa culture et de sa langue. Dans cette entrevue, elle évoque son parcours scolaire, universitaire et professionnel qui l’a amenée à vivre à Montréal pendant quelques années… jusqu’à ce qu’elle ressente l’impérieux besoin de rentrer s’établir chez elle, à Uashat.
Marjolaine Tshernish est aujourd’hui directrice générale de l’Institut Tshakapesh de Uashat. Depuis plus de 40 ans, cet organisme se consacre à la préservation et à la promotion de l’innu-aitun (la culture innue) et de l’innu-aimun (la langue innue), mais aussi à la conservation du patrimoine culturel des Innus. L’Institut Tshakapesh joue également un rôle essentiel en éducation, notamment pour ce qui concerne la réussite éducative et le développement identitaire de la jeunesse innue.
Au microphone de Catherine Ego, Marjolaine Tshernish évoque son amour de sa culture innue, et nous décrit certaines des interventions mises en œuvre par l’équipe de l’Institut Tshakapesh pour favoriser sa préservation et son essor.
Conception et réalisation de Confluents : Catherine Ego et Mathieu Lavigne
Entrevue et montage : Catherine Ego
Musique : Arturo Parra
La production de cette émission est possible grâce au soutien financier des Oblates Franciscaines de Saint-Joseph, du Fonds Roland-Leclerc et de la Fondation Lucien-Labelle.
Source photo : Site Web de l’Institut Tshakapesh, https://www.tshakapesh.ca/institut/equipe/

EP 121 : Jean Désy
Confluents rencontre Jean Désy, écrivain, médecin, poète, voyageur et grand amoureux du Nord et des peuples qui l’habitent.
Né au Saguenay, Jean Désy enseigne la littérature à l'Université Laval et il pratique la médecine dans le Grand Nord québécois depuis plusieurs années, en particulier en territoires inuit, cri et innu. Dans sa vie comme dans son œuvre, cet écrivain prolifique se passionne pour les régions nordiques et pour l’hiver. Il est aussi un ardent défenseur et promoteur des cultures autochtones.
Nomade, toujours en partance vers des îles, toundras et taïgas, Jean Désy est l'auteur d'une œuvre profondément humaine. Notre invité a ainsi publié une impressionnante diversité de livres : romans, essais, récits et recueils de poésie. Paru en 2024 chez Mémoire d'encrier, son plus récent ouvrage, intitulé «Aimer la terre», regroupe des poèmes qui tissent une ode à la nature, à l’amour et à l’humain.
Au micro de Mathieu Lavigne, Jean Désy évoque son premier séjour dans la toundra, une expérience spirituelle à part entière. Il décrit son travail de « médecin-dépanneur » qui lui a permis d’aller à la rencontre de différents peuples autochtones. Jean Désy évoque aussi les enseignements que les visions du monde autochtones peuvent transmettre à nos sociétés occidentales en ces temps de turbulences.
Conception et réalisation de Confluents : Catherine Ego et Mathieu Lavigne
Entrevue : Mathieu Lavigne
Montage : Antonin Wyss
Musique : Arturo Parra
La production de cette émission est possible grâce au soutien financier des Oblates Franciscaines de Saint-Joseph, du Fonds Roland-Leclerc et de la Fondation Lucien-Labelle.

EP 120 : Konrad Sioui
Au restaurant Sagamité de Wendake, Confluents rencontre le Wendat Konrad Sioui, qui faisait récemment paraître aux Éditions de l'Homme son autobiographie intitulée La traversée des quatre cercles.
Dès la fin du secondaire, Konrad Sioui étudie les sciences politiques à Montréal et suit avec passion les débats et les audiences entourant la contestation du projet hydroélectrique de la baie James. Après un baccalauréat en anthropologie, il obtient une maîtrise en administration publique. Il entreprendra par la suite un doctorat consacré à la citoyenneté autochtone.
Grand chef de la nation huronne-wendat de 2008 à 2020, Konrad Sioui a notamment orchestré l’agrandissement territorial de sa communauté.
En tant que Chef régional de l’Assemblée des Premières Nations du Québec, il a en particulier intégré à cet organisme les Innus du Labrador, dont il a porté jusqu’au Vatican le combat contre les vols à basse altitude.
En 1990, au bout de dix années de procédures, Konrad Sioui et ses frères remportent une victoire juridique historique : en confirmant la validité d’un document signé par le général James Murray et le chef des Hurons-Wendats en 1760, l’arrêt Sioui déterminera l’interprétation que les tribunaux canadiens feront désormais des traités autochtones.
Au microphone de Catherine Ego, Konrad Sioui évoque son attachement profond à sa communauté, les liens étroits qu’il entretient avec les autres nations autochtones, et sa volonté constante de maintenir un dialogue fructueux avec les allochtones.
Conception et réalisation de Confluents : Catherine Ego et Mathieu Lavigne
Entrevue et montage : Catherine Ego
Musique : Arturo Parra
La production de cette émission est possible grâce au soutien financier des Oblates Franciscaines de Saint-Joseph, du Fonds Roland-Leclerc et de la Fondation Lucien-Labelle.
Photo : Alma Kimsic
Source : Site de l’ENAP

EP 119 : James Daschuk
Confluents va à la rencontre de James Daschuk, professeur associé à la Faculté de kinésiologie et d'études sur la santé de l'Université de Regina, en Saskatchewan. Ses recherches portent sur la médecine, les changements climatiques et la santé des populations, notamment autochtones.
James Daschuk est entre autres l'auteur de La destruction des Indiens des Plaines. Maladies, famines organisées, disparition du mode de vie autochtone, une traduction signée Catherine Ego et parue aux Presses de l'Université Laval en 2015. Cet ouvrage de James Daschuk a remporté plusieurs distinctions prestigieuses dans sa version originale anglaise, notamment trois prix de la Société historique du Canada ainsi que le Prix d'histoire du Gouverneur général pour la recherche savante, le Prix Sir-John-A.-Macdonald.
Dans le livre La destruction des Indiens des Plaines, James Daschuk décrit les multiples incidences des épidémies, du commerce mondial, des changements environnementaux et des politiques gouvernementales sur la vie des Autochtones des Plaines du Canada entre le début du XVIIIe siècle et la fin du XIXe siècle.
Qui sont les Indiens des Plaines ? Quelles ont été les conséquences du chemin de fer sur leur mode de vie et sur leur terrible déclin démographique? Que sont les traités numérotés ? Comment le Canada alors naissant a-t-il utilisé la privation de nourriture, voire la famine, pour favoriser ses visées coloniales? Voilà quelques-unes des questions auxquelles répond ici l’historien James Daschuk au micro de Mathieu Lavigne.
Conception et réalisation de Confluents : Catherine Ego et Mathieu Lavigne
Entrevue : Mathieu Lavigne
Montage : Antonin Wyss
Musique : Arturo Parra
La production de cette émission est possible grâce au soutien financier des Oblates Franciscaines de Saint-Joseph, du Fonds Roland-Leclerc et de la Fondation Lucien-Labelle.
Photo : Université de Regina

EP 118 : Manon Jeannotte
Nous rencontrons cette semaine l’honorable Manon Jeannotte, lieutenante-gouverneure du Québec depuis le 25 février 2024, deuxième femme et première Autochtone à occuper cette prestigieuse fonction.
Mi’gmaq de la communauté de Gespeg, en Gaspésie, madame Jeannotte a grandi… en banlieue de Montréal, dans un milieu familial très proche de ses racines autochtones.
Titulaire d’un EMBA McGill-HEC Montréal, notre invitée cumule plus de 20 ans d’expérience auprès des Premières Nations dans les domaines de la politique, de la gouvernance et de la défense des droits.
L’honorable Manon Jeannotte a ainsi été conseillère de la communauté mi’gmaq de Gespeg de 2003 à 2008, puis de 2011 à 2015, puis a occupé la fonction de Cheffe de 2015 à 2019.
Elle a également été la co-initiatrice de l’École des dirigeant·e·s des Premières Nations. Elle en a d’ailleurs été la directrice de février 2022 jusqu’à sa nomination comme lieutenante-gouverneure du Québec.
Au microphone de Confluents, l’honorable Manon Jeannotte évoque ses racines, son parcours professionnel, ses fonctions de lieutenante-gouverneure du Québec et ses aspirations, notamment en ce qui concerne la réconciliation.
Entrevue : Catherine Ego et Mathieu Lavigne
Montage : Catherine Ego
Musique : Arturo Parra
La production de cette émission est possible grâce au soutien financier des Oblates Franciscaines de Saint-Joseph, du Fonds Roland-Leclerc et de la Fondation Lucien-Labelle.
Photo : Geneviève Trudel - Cabinet de la Lieutenante-gouverneure du Québec

EP 117 : Kathy Bellefleur
Cette semaine, nous allons à la rencontre de Kathy Bellefleur, professeure adjointe en droit civil à la Faculté de droit de l’Université Laval depuis l'automne 2023 et titulaire de la Chaire de leadership en enseignement René-Dussault sur l’inclusion des traditions autochtones dans les programmes de formation en droit.
Kathy Bellefleur est originaire de la communauté innue de Nutashkuan. Sa thèse de doctorat, soutenue à la Faculté de droit de l’Université McGill, s’intitule «La notion de propriété comme lieu de rencontre. Étude comparative de la tradition innue et du droit civil québécois». Cette recherche, que Kathy Bellefleur continue d’approfondir, vise à tisser des ponts conceptuels entre la tradition juridique innue et le droit civil. Son approche se fonde sur le dialogue entre les différentes conceptions du droit dans une perspective respectueuse de la cohérence interne de chacune.
Originale et créative, la démarche de Kathy Bellefleur utilise la force de l’image en appui à ses propos, ce qui constitue une première dans la recherche juridique au Québec. Pour l’excellence de ses travaux, notre invitée a remporté la prestigieuse Bourse d’études supérieures du Canada Joseph-Armand Bombardier du Conseil de recherche en sciences humaines.
Au micro de Mathieu Lavigne, Kathy Bellefleur évoque notamment son parcours académique, nous explique comment la notion de propriété est conçue en milieu innu, et souligne l’importance d’intégrer les traditions autochtones aux programmes de formation en droit.
Conception et réalisation de Confluents : Catherine Ego et Mathieu Lavigne
Entrevue : Mathieu Lavigne
Montage : Antonin Wyss
Musique : Arturo Parra
La production de cette émission est possible grâce au soutien financier des Oblates Franciscaines de Saint-Joseph, du Fonds Roland-Leclerc et de la Fondation Lucien-Labelle.
Photo par Kathy Bellefleur

EP 116 : Marie-Ève Bradette
Nous rencontrons cette semaine Marie-Ève Bradette. Détentrice d’un doctorat en littérature comparée de l’Université de Montréal, Marie-Ève Bradette est professeure adjointe au Département de littérature, théâtre et cinéma de l’Université Laval et titulaire de la Chaire de leadership en enseignement des littératures autochtones au Québec-Maurice-Lemire.
Sa thèse de doctorat, pour laquelle elle a obtenu la médaille d’or académique de la Gouverneure générale du Canada en 2021, s’intéressait aux littératures autochtones écrites en français et en anglais au Québec et au Canada. Cette thèse a fait l’objet d’une publication sous le titre «Langue(s) en portage : résurgence littéraire et langagière dans les littératures autochtones féminines», aux Presses de l'Université de Montréal en 2024.
Au microphone de Catherine Ego, Marie-Ève Bradette évoque sa rencontre éblouie avec les littératures autochtones, notamment féminines. Elle aborde aussi l’articulation entre littérature, langue et identité et dresse un parallèle entre la littérature et les tikinagans, les porte-bébés traditionnels autochtones, autour de la notion de portage.
Conception et réalisation de Confluents : Catherine Ego et Mathieu Lavigne
Entrevue et montage : Catherine Ego
Musique : Arturo Parra
La production de cette émission est possible grâce au soutien financier des Oblates Franciscaines de Saint-Joseph, de la Fondation Lucien-Labelle et du Fonds Roland-Leclerc.
Photo : Dany Vachon

EP 115 : Dan l'initié
Confluents se déplace sur le Nionwentsïo, le territoire traditionnel wendat, afin d’y rencontrer Dany Proulx, mieux connu sous son nom de scène : Dan L'initié.
Wendat, membre du clan du loup, Dan l’initié se découvre très vite une passion pour l'écriture et la musique, dans lesquelles – et ce sont ses mots – il trouvera son salut. Il commence le rap à l'âge de 16 ans. Avec bientôt 5 albums au compteur, il développe patiemment son style en hybridant les genres et les thèmes : la parentalité, l’espoir, l’amour, le succès et la résilience. Dans sa musique, Dan l’initié parle également, avec force et franchise, de son identité wendat et de sa quête spirituelle.
Dan l’Initié donne également des conférences et des ateliers d’écriture aux jeunes confiés à la Protection de la jeunesse, des adolescents dont il se sent particulièrement proche, et dont le parcours résonne avec le sien.
Au micro de Mathieu Lavigne, Dan l’initié parle des aspects essentiels de ses créations artistiques : la rencontre, le dialogue et ce vif besoin de sens et de vérité qui l’anime.
Conception et réalisation de Confluents : Catherine Ego et Mathieu Lavigne
Entrevue : Mathieu Lavigne
Montage : Antonin Wyss
Musique : Arturo Parra, avec des extraits des pièces L’accomplissement et En toi de Dan l'initié.
La production de cette émission est possible grâce au soutien financier des Oblates Franciscaines de Saint-Joseph, du Fonds Roland-Leclerc et de la Fondation Lucien-Labelle.
Photo fournie par Dan l'initié.

EP 114 : Richard Compton
Le recensement de 2021 dénombrait environ 70 000 Inuits au Canada. Pour mieux connaître leur réalité linguistique, Confluents rencontre Richard Compton, professeur au Département de linguistique de l’Université du Québec à Montréal et titulaire de la Chaire de recherche du Canada sur la transmission et la connaissance de la langue inuite.
Détenteur d’un doctorat en linguistique de l’Université de Toronto (2012), notre invité s’intéresse à la grammaire de l’inuktitut et de l’inuinnaqtun. En collaboration avec Emily Kudlak, il a publié en 2018 un dictionnaire de l’inuinnaqtun.
Au microphone de Catherine Ego, Richard Compton précise certaines réalités méconnues, nous présente différentes particularités de la langue des Inuits et décrit quelques-uns de ses outils et défis pour le présent et pour l’avenir.
Nakurmiik [Merci!]…
Conception et réalisation de Confluents : Catherine Ego et Mathieu Lavigne
Entrevue et montage : Catherine Ego
Musique : Arturo Parra
La production de cette émission est coordonnée par l'organisme Mission chez nous et est possible grâce au soutien financier des Oblates Franciscaines de Saint-Joseph, de la Fondation Lucien-Labelle et du Fonds Roland-Leclerc.
Photo : John Kennedy

EP 113 : Mélanie Vincent
Confluents reçoit Mélanie Vincent. C'est attablés au magnifique restaurant La Traite, à Wendake, que nous discutons avec cette leader inspirante qui travaille depuis plus de 25 ans au service des Premières Nations au Québec et au Canada.
Mélanie Vincent possède une vaste expérience en politique et en communications. Conseillère stratégique et entrepreneure, elle est la directrice générale du festival KWE ! À la rencontre des peuples autochtones, qu’elle a fondé en 2017. Le festival KWE ! vise le rapprochement entre la population québécoise et les peuples autochtones. Organisé annuellement à Québec, il attire plus de 20 000 visiteurs à chacune de ses éditions.
Membre de la Nation huronne-wendat, détentrice d’un baccalauréat multidisciplinaire de l’Université Laval, d’une maîtrise en administration de la justice et de la sécurité de l’Université de Phoenix et boursière du Haut-Commissariat des droits de l’homme de l’ONU à Genève et de l’UNESCO à Paris, Mélanie Vincent a été adjointe exécutive du Chef de l'Assemblée des Premières Nations Québec-Labrador de 2007 à 2021.
De 2012 à 2019, elle a par ailleurs été chargée de déployer des campagnes sur les processus de réclamation à la suite de différents recours collectifs, notamment celui qui concerne la Rafle des années 60.
Mélanie Vincent est également formatrice pour l'École des dirigeant·e·s des Premières Nations, présidente du conseil d’administration de Kwahiatonhk !, et membre du conseil d’administration du Musée national des beaux-arts du Québec.
Conception et réalisation de Confluents : Catherine Ego et Mathieu Lavigne
Entrevue : Mathieu Lavigne
Montage : Antonin Wyss
Musique : Arturo Parra
La production de cette émission est possible grâce au soutien financier des Oblates Franciscaines de Saint-Joseph, du Fonds Roland-Leclerc et de la Fondation Lucien-Labelle.
Tiawenhk, merci au restaurant La Traite pour son accueil !

EP 112 : Leticia-Uasheiau Bacon
Confluents reçoit cette semaine Leticia-Uasheiau Bacon.
Innue de Mashteuiatsh, Leticia-Uasheiau a grandi dans sa communauté. Elle a ensuite vécu dans la région du Saguenay, puis s’est établie à Montréal. Elle est titulaire d’un baccalauréat en psychologie de l’Université de Montréal et a travaillé comme intervenante psychosociale dans le milieu communautaire pendant ses études.
Leticia-Uasheiau Bacon est maintenant coordonnatrice à la sécurisation culturelle au Vice-rectorat à la planification et à la communication stratégiques de l’Université de Montréal. Sa mission consiste à coordonner l’initiative Leadership autochtone récemment mise en place à l’UdeM et à promouvoir la sécurisation culturelle et l’employabilité des étudiants et étudiantes autochtones.
Au microphone de Catherine Ego, Leticia-Uasheiau Bacon évoque d’abord son propre parcours, puis les défis particuliers que rencontrent les populations étudiantes autochtones, ainsi que les programmes implantés à l’Université de Montréal pour les aider à les relever.
Conception et réalisation de Confluents : Catherine Ego et Mathieu Lavigne
Entrevue et montage : Catherine Ego
Musique : Arturo Parra
La production de cette émission est coordonnée par l'organisme Mission chez nous et est possible grâce au soutien financier des Oblates Franciscaines de Saint-Joseph, de la Fondation Lucien-Labelle et du Fonds Roland-Leclerc.
Photo : Amélie Philibert, Université de Montréal

EP 111 : Serge Rock
Cet épisode de Confluents donne la parole à Serge Rock. Entrepreneur innu spécialisé dans la vente d’articles promotionnels et dans l’événementiel, Serge Rock a également été coordonnateur régional jeunesse à l'Assemblée des Premières Nations du Québec et du Labrador.
Né d’un père allochtone et d’une mère innue de Pessamit, Serge Rock a grandi avec la communauté wendate de Wendake. La mère de Serge faisait partie de cette première vague d’Innu.e.s qui, dans les années 1970, sortaient des communautés pour voir le monde.
Loin de Pessamit et du Nitassinan, Serge s’est longtemps senti trop autochtone pour sa ville natale et trop «blanc» pour la communauté innue où l’attachent pourtant ses racines familiales. C’est vers l’âge de 14 ans que Serge a fait son choix : dès lors, il s’assumera pleinement comme Innu mais restera un pont entre les peuples et les cultures.
Au micro de Mathieu Lavigne, Serge Rock nous parle de sa quête identitaire, de l’impact de la crise d’Oka sur son parcours, de sa vision des relations entre autochtones et non autochtones et de son rapport au territoire.
La production de cette émission est possible grâce au soutien financier des Oblates Franciscaines de Saint-Joseph, du Fonds Roland-Leclerc et de la Fondation Lucien-Labelle.
Illustration : Judith Renauld/Le Verbe

EP 110 : Jacques Kurtness
Confluents reçoit cette semaine Jacques Kurtness, intellectuel et homme politique ilnu de Mashteuiatsh, où nous l’avons rencontré.
Jacques Kurtness a grandi en partie avec ses grands-parents, ce qui lui a permis de se familiariser avec la langue innue et avec le territoire.
Étudiant doué, il obtenait en 1983 un doctorat en psychologie de l’Université Laval et devenait ainsi l’un des tout premiers Autochtones du Québec à faire carrière dans l’enseignement et dans la recherche universitaires. Il a été professeur et chercheur à l’Université du Québec à Chicoutimi de 1979 à 1999.
Dans le cadre de ses recherches en psychologie, Jacques Kurtness a été un pionnier de la psychologie interculturelle et de l’adaptation des outils d’évaluation psychologique aux Autochtones. Il a aussi été négociateur en chef pour le Conseil Attikamek-Montagnais (CAM) puis pour le Conseil tribal Mamuitun de 1991 à 1997.
Au microphone de Catherine Ego, Jacques Kurtness évoque ses jeunes années, le latin, la psychologie interculturelle et la politique.
Homme profondément engagé, il exprime également son inébranlable optimisme à l’égard de l’avenir des Premières Nations.
Conception et réalisation de Confluents : Catherine Ego et Mathieu Lavigne
Entrevue : Catherine Ego
Musique : Arturo Parra
La production de cette émission est possible grâce au soutien financier des Oblates Franciscaines de Saint-Joseph, de la Fondation Lucien-Labelle et du Fonds Roland-Leclerc.

EP 109 : Natshin Rousselot
Confluents prend la route de Wendake pour y rencontrer Natshin Rousselot. Innue originaire de Pessamit, notre invitée est la directrice du Bureau des Premiers Peuples de l’Université Laval. Elle a aussi œuvré comme gestionnaire des services à la petite enfance à la Commission de la santé et des services sociaux des Premières Nations du Québec et du Labrador, et comme journaliste à la Société de communication Atikamekw Montagnais.
Natshin Rousselot est aussi une femme de foi. Après une période de colère et de rupture, elle a renoué avec l’Église catholique dans la foulée d’un événement particulièrement fort et transformateur, qu’elle nous raconte dans cette entrevue. Natshin (Nadine en innu-aimun) est également membre du conseil d’administration de Mission chez nous.
Au micro de Mathieu Lavigne, Natshin Rousselot évoque le quotidien des membres des Premiers Peuples sur le campus de l’Université Laval et nous parle de sa foi, de son rapport à la prière et de sa relation avec sa mère, survivante des pensionnats. Notre invitée nous explique également la cohabitation de sa foi catholique et de sa culture innue, et même, leur complémentarité.
Conception et réalisation de Confluents : Catherine Ego et Mathieu Lavigne
Entrevue : Mathieu Lavigne
Montage : Antonin Wyss
Musique : Arturo Parra
La production de cette émission est possible grâce au soutien financier des Oblates Franciscaines de Saint-Joseph, de la Fondation Lucien-Labelle et du Fonds Roland-Leclerc.

EP 108 : Maurizio Gatti
Confluents reçoit cette semaine Maurizio Gatti... et une invitée surprise!
Vingt ans après sa première édition, Maurizio Gatti vient de faire paraître une version entièrement remaniée de sa célèbre anthologie des littératures autochtones francophones au Québec, aux éditions Bibliothèque québécoise.
Né à Rome, en Italie, notre invité obtient d’abord des diplômes universitaires en Langues et littératures étrangères et en Langue et culture tibétaines dans son pays d’origine.
En 1998, Maurizio Gatti s’établit au Québec, où il réalise un doctorat en littérature québécoise puis un postdoctorat sur les littératures des Premières Nations – à une époque où le sujet suscite peu d’intérêt dans les cercles universitaires comme dans le grand public.
En plus de son anthologie des auteurs et autrices autochtones du Québec, on lui doit notamment Être écrivain amérindien au Québec en 2006, et Mots de neige, de sable et d’océan en 2008.
Maurizio Gatti est aujourd’hui chercheur indépendant, traducteur et interprète.
Au micro de Catherine Ego, il évoque l’évolution des littératures autochtones francophones au Québec et leur extraordinaire foisonnement depuis plus de 20 ans.
… Et comme un bonheur n’arrive jamais seul, Maurizio Gatti nous a fait le grand plaisir d’arriver à l’entrevue en compagnie de son amie Maya Cousineau Mollen, poète innue également amie de l’émission, et qui nous offre à son tour un magnifique cadeau : un texte inédit pour les auditeurs et auditrices de Confluents !
Conception et réalisation de Confluents : Catherine Ego et Mathieu Lavigne
Entrevue et montage : Catherine Ego
Musique : Arturo Parra
La production de cette émission est portée par l'organisme Mission chez nous et est possible grâce au soutien financier des Oblates Franciscaines de Saint-Joseph, de la Fondation Lucien-Labelle et du Fonds Roland-Leclerc.
Photo : Catherine Ego

EP 107 : Gérard Boudreault
Confluents fait un saut à Richelieu pour y rencontrer le père oblat Gérard Boudreault, qui travaille en territoire innu depuis les années 1980.
De Uashat mak Mani-utenam à Matimekush – Lac John, d’Unamen Shipu à Pessamit, où il est établi aujourd’hui, le père Gérard Boudreault marche depuis de longues années avec le peuple innu. S’intéressant à la résurgence de la spiritualité traditionnelle, fasciné par l’histoire de ce peuple et son vaste territoire, le père Gérard Boudreault est très attaché au peuple innu et continue chaque jour d’apprendre à ses côtés.
Véritable mentor pour les jeunes pères Oblats qui arrivent sur le Nitassinan en provenance notamment d’Afrique, le père Gérard Boudreault se place au service d’une manière innue de faire Église.
Au micro de Mathieu Lavigne, le père Gérard Boudreault évoque l’histoire de la présence oblate sur la Côte-Nord et ses propres débuts en territoire innu, nous indique comment la foi se vit actuellement dans la communauté de Pessamit et comment se déploient les relations entre l’Église catholique et le peuple innu.
Conception et réalisation de Confluents : Catherine Ego et Mathieu Lavigne
Entrevue : Mathieu Lavigne
Montage : Antonin Wyss
Musique : Arturo Parra
La production de cette émission est portée par l'organisme Mission chez nous et est possible grâce au soutien financier des Oblates Franciscaines de Saint-Joseph, de la Fondation Lucien-Labelle et du Fonds Roland-Leclerc.
Photo : Mathieu Lavigne

EP 106 : Bibiane Courtois
Confluents s’envole vers les rives du lac Pekuakami pour y rencontrer Bibiane Courtois. Ilnue originaire de Mashteuiatsh, notre invitée a passé sa vie à soigner, mais aussi à lutter contre l’injustice.
En dépit du racisme qu’elle a subi à l’école, puis dans le milieu hospitalier, cette infirmière de profession a toujours défendu avec force les groupes les plus vulnérables. Elle a également réussi à implanter une vision communautaire de la santé – une approche qui mise sur la culture et le lien social pour favoriser le bien-être physique et psychologique des patients.
En plus de sa longue carrière d’infirmière, Bibiane Courtois est devenue en 1983 la présidente de Femmes Autochtones du Québec. Elle sera ensuite la première femme autochtone nommée à la Commission des droits de la personne et des droits de la jeunesse et au Conseil du statut de la femme du Québec.
Notre invitée s’est notamment investie dans la lutte pour l’abolition des dispositions de la Loi sur les Indiens qui dépossédaient de leur statut les femmes autochtones qui épousaient un allochtone, un combat finalement remporté en 1985.
Très attachée à la culture, qu’elle considère comme un outil puissant de guérison, Bibiane Courtois a dirigé le Musée ilnu de Mashteuiatsh de 2003 à 2007. Dans le cadre de cet engagement, elle s’est notamment investie dans le rapatriement d’artefacts innus disséminés aux quatre coins du monde.
En 2023, l’indéfectible engagement de Bibiane Courtois a été récompensé du prestigieux Prix Égalité Thérèse-Casgrain, catégorie Hommage.
Au microphone de Catherine Ego, Bibiane Courtois évoque ici son long et fructueux parcours de compassion et de lutte…
Conception et réalisation de Confluents : Catherine Ego et Mathieu Lavigne
Entrevue et montage : Catherine Ego
Musique : Arturo Parra
La production de cette émission est possible grâce au soutien financier des Oblates Franciscaines de Saint-Joseph, de la Fondation Lucien-Labelle et du Fonds Roland-Leclerc.
Source de la photo : Page Facebook de Bibiane Courtois

EP 105 : Jacques T. Watso
Confluents retourne à Odanak pour y rencontrer Jacques T. Watso, un dynamique homme politique et entrepreneur abénakis.
Charpentier-menuisier de formation et membre élu du conseil des Abénakis d’Odanak depuis plusieurs années, Jacques T. Watso a également porté les couleurs de Québec solidaire lors des élections provinciales de 2022. À l’orée de la cinquantaine, il se présente à la fois comme un « jeune aîné » et un « vieux guerrier ». Mais Jacques T. Watso est surtout un grand protecteur du territoire abénaki et de la culture de son peuple. Il s’est même rendu jusqu’à l’ONU, à Genève, pour y défendre l’identité abénakise.
Jacques T. Watso est aussi homme d’affaires. En 2021, il lance la Sagamité Watso, une soupe qui plonge ses racines dans la culture abénakise et dans son histoire familiale. En 2023, il ouvre le Café Masko , à Odanak, où l'on peut savourer la fameuse sagamité ainsi que différents plats traditionnels abénakis.
Au micro de Mathieu Lavigne, Jacques T. Watso évoque pour nous l’histoire des Abénakis d’Odanak, ses projets entrepreneuriaux, la défense de l’identité de son peuple et ses engagements politiques.
Conception et réalisation de Confluents : Catherine Ego et Mathieu Lavigne
Entrevue : Mathieu Lavigne
Montage : Antonin Wyss
Musique : Arturo Parra
La production de cette émission est possible grâce au soutien financier des Oblates Franciscaines de Saint-Joseph et de la Fondation Lucien-Labelle.

EP 104 : Lysanne O’Bomsawin
Catherine Ego nous propose cette semaine une entrevue tout à fait… succulente avec Lysanne O’Bomsawin!
Fière de sa double ascendance, notre invitée est à la tête du Traiteur Québénakis, une entreprise de services de traiteur et de chef à domicile qui offre des plats originaires du terroir québécois et de la cuisine autochtone, ou inspirés de ces traditions. Au fil de ses délices de bouche, Lysanne O’Bomsawin contribue aussi à faire mieux connaître son histoire et ses racines.
De sagamité en crème de gourganes au myrique baumier, en passant par les cœurs de quenouille marinés, notre invitée nous entraîne ici sur les traces de son parcours de gastronome, elle qui dit être «tombée dans la marmite de la cuisine» dès l’âge de quatre ans.
Lysanne O’Bomsawin vient par ailleurs de faire paraître un livre splendide aux Éditions de l'Homme : Cuisine autochtone. Saveurs et savoir-faire d’hier à aujourd’hui.
Dans cette entrevue, elle évoque avec fougue sa cuisine audacieuse, mais toujours enracinée dans la tradition, ainsi que son amour du territoire et de son opulence. Une ode à la bonne chère et à la transmission des savoirs…
Conception et réalisation de Confluents : Catherine Ego et Mathieu Lavigne
Entrevue et montage : Catherine Ego
Musique : Arturo Parra
La production de cette émission est portée par l'organisme Mission chez nous et est possible grâce au soutien financier des Oblates Franciscaines de Saint-Joseph et de la Fondation Lucien-Labelle.
Photo : Site Web des Éditions de l’Homme

EP 103 : Stacy Bossum
Confluents retourne à Mashteuiatsh pour y rencontrer Stacy Bossum, membre de la Première Nation des Pekuakamiulnuatsh, les Ilnus de Mashteuiatsh.
Détenteur d’une Technique en comptabilité-gestion, Stacy Bossum fait partie d’une famille d’origine crie qui s’est installée à Mashteuiatsh il y a plusieurs décennies. Stacy Bossum a été conseiller politique pendant quatre ans au Conseil des élus de Mashteuiatsh. Il a ensuite fondé l’entreprise Uitshiten, qui propose des services de consultation en développement culturel et de transmission des savoirs ancestraux.
Ayant appris auprès de ses grands-parents l’ilnu-aitun, le mode de vie et la culture ilnus, Stacy Bossum enseigne ainsi les savoir-faire traditionnels de la vie en forêt aux membres de sa communauté et aux allochtones.
Au micro de Mathieu Lavigne, Stacy Bossum évoque pour nous son parcours de réappropriation de la culture ilnue, l’état de la langue ilnue, le nehlueun, et son rôle de passeur entre le mode de vie traditionnel ilnu et la vie moderne.
Conception et réalisation de Confluents : Catherine Ego et Mathieu Lavigne
Entrevue : Mathieu Lavigne
Montage : Antonin Wyss
Musique : Arturo Parra
La production de cette émission est portée par l'organisme Mission chez nous et est possible grâce au soutien financier des Oblates Franciscaines de Saint-Joseph et de la Fondation Lucien-Labelle.
Photo : Jean Gagné/Diocèse de Chicoutimi

EP 102 : Serge Jauvin
Catherine Ego reçoit cette semaine Serge Jauvin, auteur d’un document d’exception composé de photographies et de textes enfin rassemblés dans un même volume : Aitnanipan. C’est ainsi que nous vivions, publié aux éditions du Septentrion en 2024.
Dans les années 1980, Serge Jauvin a vécu pendant plusieurs mois chez des Innus d’Unamen Shipu (La Romaine, sur la Côte-Nord) : la famille d’Hélène et William-Mathieu Mark, qui l’avait d’ailleurs adopté… Chaque jour, il a pris des notes très précises et a photographié ses hôtes dans leur quotidien.
Loin de relayer une vision romantique de la vie nomade en nature, les textes et les photos de Serge Jauvin racontent un quotidien familial ponctué par les saisons et le travail : la pêche, la chasse, le tannage, la fabrication des vêtements…
Aitnanipan raconte ainsi, en mots et en images, un moment absolument crucial dans l’histoire des peuples autochtones : l’abandon du nomadisme au profit de la sédentarisation. En accueillant Serge Jauvin pour qu’il documente leur vie jour après jour, Hélène et William-Mathieu Mark voulaient aussi témoigner, pour les générations futures, d’un mode de vie millénaire qui ne serait plus le leur.
Conception et réalisation de Confluents : Catherine Ego et Mathieu Lavigne
Entrevue et montage : Catherine Ego
Musique : Arturo Parra
Photo : Éditions du Septentrion
La production de cette émission est portée par l'organisme Mission chez nous et est possible grâce au soutien financier des Œuvres Marie-Anne-Lavallée et de la Fondation Lucien-Labelle.

EP 101 : Hélène Boivin
Nous prenons la route de Mashteuiatsh pour y rencontrer Hélène Boivin, membre de la Première Nation des Pekuakamiulnuatsh, les Ilnus de Mashteuiatsh.
Diplômée en sciences sociales à l’UQAC, Hélène Boivin a développé une riche expertise sur les questions sociales, politiques, culturelles et économiques concernant sa nation. Très engagée dans son milieu, Hélène Boivin a été à l’emploi de Pekuakamiulnuatsh Takuhikan, l’organisation politique et administrative de la communauté de Mashteuiatsh, de 1997 à 2022. Elle s’est notamment investie durant 27 ans dans le dossier des négociations territoriales globales avec les gouvernements fédéral et provincial, afin de faire reconnaître les droits de sa Première Nation dans le cadre d’un traité.
Depuis le 25 mai 2019, Hélène Boivin est présidente de la Commission Tipelimitishun, terme nehlueun qui signifie : se gouverner soi-même. Cette commission est chargée de consulter les Pekuakamiulnuatsh sur le contenu d’une éventuelle constitution, de rédiger un projet et de le soumettre en référendum, dans le cadre d’une démarche d’autodétermination de la Première Nation des Pekuakamiulnuatsh.
Hélène Boivin fait partie de plusieurs associations, dont l’Association du Parc sacré. C’est d’ailleurs dans la droite ligne de cet engagement qu’elle a contribué à la publication du recueil : Savoirs des Pekuakamiulnuatsh sur les plantes médicinales, paru en 2015.
Au micro de Mathieu Lavigne, Hélène Boivin évoque pour nous cette longue marche de la nation des Pekuakamilnuatsh vers l’autodétermination, l’équilibre à trouver entre développement et respect du territoire, et les savoirs à transmettre aux jeunes générations.
Conception et réalisation de Confluents : Catherine Ego et Mathieu Lavigne
Entrevue : Mathieu Lavigne
Montage : Antonin Wyss
Musique de Confluents : Arturo Parra
La production de cette émission est possible grâce au soutien financier des Oblates Franciscaines de Saint-Joseph et de la Fondation Lucien-Labelle.
Photo : René Lacroix

EP 100 : Michel Jean
Pour son 100e épisode, Confluents reçoit un homme de grands espaces et de parole : Michel Jean. Né d’une mère ilnue de Mashteuiatsh et d’un père allochtone, historien de formation, Michel Jean a longtemps été journaliste, puis chef d’antenne. Il a ainsi traqué l’information aux quatre coins du monde pour Radio-Canada, RDI et TVA. Mais à l’écart des caméras et des micros, Michel Jean a aussi toujours écrit. Il est aujourd’hui l’écrivain le plus lu du Québec!
Notre invité a d’abord témoigné de son métier de reporter dans Envoyé spécial en 2008, puis Un monde mort comme la lune en 2009. Michel Jean a aussi beaucoup contribué à faire mieux connaître les réalités autochtones dans ses livres : Atuk, elle et nous est publié en 2012; en 2013, Le vent en parle encore évoque la dure réalité des pensionnats. C’est toutefois en 2019 que Michel Jean remporte un succès planétaire avec Kukum et son héroïne, Almanda Siméon, l’arrière-grand-mère de l’auteur.
Ce romancier prolifique a signé depuis plusieurs titres qui éclairent différents aspects de la vie des Autochtones au Québec et au Canada, notamment Tiohtiá:ke, en 2021, qui porte sur l’itinérance autochtone en ville, et Qimmik, en 2023, qui relate le massacre des chiens nordiques au Nunavik.
Entre autres distinctions, Michel Jean a été élevé au rang de Compagnon de l’Ordre des arts et des lettres du Québec en 2022 et Compagnon de l’Ordre de la Pléiade en 2024. Il a fait son entrée dans les dictionnaires Le Robert édition 2025… en même temps que le terme «décolonialisme»!
En plein cœur du tumulte de la ville, Catherine Ego s’entretient ici avec un homme franc et calme, amoureux de la montagne et des forêts.
Conception et réalisation de Confluents : Catherine Ego et Mathieu Lavigne
Entrevue et montage : Catherine Ego
Musique de Confluents : Arturo Parra
La production de cette émission est possible grâce au soutien financier des Oblates Franciscaines de Saint-Joseph et de la Fondation Lucien-Labelle.
Photo par Julien Faugère

EP 99 : Pierre Lepage
Confluents rencontre l'anthropologue Pierre Lepage, un homme qui a fait beaucoup pour rapprocher la société québécoise et les membres des Premiers Peuples.
Pierre Lepage a œuvré pendant 33 ans au sein de la direction de l’Éducation et de la Coopération de la Commission des droits de la personne et des droits de la jeunesse du Québec. Il y a acquis une longue expérience de terrain dans les relations entre autochtones et non-autochtones.
Entre 1998 et 2008, en partenariat avec l’Institut Tshakapesh, il a mis sur pied et coordonné un programme de sensibilisation aux réalités autochtones en milieu scolaire québécois ayant pour thème : La rencontre Québécois-Autochtones : Sous le shaputuan. C’est dans le cadre de ce programme que Pierre Lepage a réalisé un outil pédagogique maintenant considéré comme un incontournable, outil intitulé Mythes et réalités sur les peuples autochtones et publié pour la première fois en 2002. En juin dernier, une version numérique de ce livre a d'ailleurs été lancée.
Depuis son départ à la retraite en 2009, Pierre Lepage se consacre principalement à la sensibilisation du public aux réalités des peuples autochtones, s’affairant ainsi, comme il le dit lui-même, «à faire primer le bonheur d’apprendre sur la gêne de ne pas savoir».
Dans cette entrevue, l'anthropologue Pierre Lepage revient sur son parcours et sur certains mandats effectués pour la Commission des droits de la personne et des droits de la jeunesse du Québec dont un passage à Listuguj en pleine guerre du saumon. Il cible également quelques mythes concernant les peuples autochtones qui perdurent et nous dit quel est le principal enseignement qu'il retire de cette amitié de plus de 40 ans avec les communautés autochtones du Québec.
Conception et réalisation de Confluents : Catherine Ego et Mathieu Lavigne
Entrevue : Mathieu Lavigne
Montage : Antonin Wyss
Musique de Confluents : Arturo Parra
La production de cette émission est possible grâce au soutien financier des Oblates Franciscaines de Saint-Joseph et de la Fondation Lucien-Labelle.
Photo : Courtoisie

EP 98 : Thérèse Quitich
Confluents rencontre cette semaine Thérèse Quitich, aînée atikamekw de Manawan. Ayant grandi auprès de sa grand-mère sur une île du Nitaskinan, notre invitée a développé dès l’enfance une connaissance profonde de cet immense et splendide territoire traditionnel atikamekw. Aujourd’hui, elle transmet fièrement cet amour et ces savoirs aux jeunes de sa communauté. Pour cette kokom de tous les enfants de Manawan, le territoire est à la fois garde-manger, église et pharmacie.
Diplômée de l’Université du Québec à Chicoutimi en travail social, Thérèse Quitich a enrichi sa formation auprès de l’anthropologue Serge Bouchard. Elle a beaucoup travaillé avec les aînés et avec la génération montante de sa communauté. Elle s’est également investie dans l’accompagnement des femmes autochtones en milieu carcéral.
Dans cette entrevue captée à la maison des aînés de Manawan, Thérèse Quitich évoque les grands moteurs de son action : la transmission de la culture et des savoirs, l’importance de cultiver les liens entre les générations, l’amour du territoire et la spiritualité.
Conception et réalisation de Confluents : Catherine Ego et Mathieu Lavigne
Entrevue : Catherine Ego et Mathieu Lavigne
Montage : Antonin Wyss
Musique de Confluents : Arturo Parra
La production de cette émission est portée par l'organisme Mission chez nous et est possible grâce au soutien financier des Oblates Franciscaines de Saint-Joseph et de la Fondation Lucien-Labelle.
Photo : Mathieu Lavigne, avec une oeuvre en arrière-plan de Marie-Claude Nequado